& cαuse everything is never αs it seems ... ( 8 ) __________________ Fireflies- Owl City .

____________________________Blog en reconstruction .
Pαrce que j'étαis tαnnée d'écrire n'importe quoi, d'fαire seulement semblant .

J'αi décidé d'refαire ce blog, sαns m'inclure dαns les αrticles. Il vα y αvoir des textes, des imαges. Mαis rien qui pαrle de moi. J'αi décidé d'publier mes histoires, pαrce que j'αi envie d'sαvoir c'que les gens en pensent, pαrce que j'αi envie d'continuer α me fαire lire. Oui, j'αi déjα eu un blog de textes, mαis j'l'αi fermé. Mαnque de temps, de volonté. Mαis lui, misskαtαlou, j'peux juste pαs le supprimer. Alors αu lieu de polluer le net αvec un αrticle disαnt <BLOG EN PAUSE­­> , bαh j'vαis l'remplir, tout simplement . ______.____________

Pαrce que j'peux pαs tout lαisser derrière, comme çα.

& cαuse everything is never αs it seems ... ( 8 ) __________________ Fireflies- Owl City .
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# Posté le mercredi 05 août 2009 21:40

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 21:53

Hira & Tom

POV Hira ;
Pourquoi je lui ai fait ça?
Pourquoi j'ai pas été capable de fermer ma gueule et faire comme si j'm'en foutais, faire comme avant?

Il ne savait pas, et c'était parfait. Nous étions en quelque sorte protégés. Et maintenant, parce que j'ai parlé, on vit un enfer, lui et moi. À cause de moi, on sombre un peu plus chaque jour.

J'suis trop conne d'lui avoir dit. Parce que j'lui en ai parlé, il me regardera plus jamais comme avant, comme quand on finissait l'amour, quand il me fixait, les yeux pleins d'étoiles, remplis de tendresse.

Maintenant, il me regarde tristement, avec amertume. Et parfois, je décèle dans son regard caramel de la pitié.

Qu'y a-t-il de plus pire que de se faire prendre en pitié par l'homme de sa vie à un moment de celle-ci où la seule chose dont on ait besoin, c'est qu'il nous prenne dans ses bras et nous dise que tout ira bien, même si l'on sait que c'est faux?

Ça me détruit petit à petit. Cette cochonnerie me gruge les nerfs, m'anéantit.

J'aurais dû le laisser dans l'ignorance. J'suis une abrutie finie dotée d'un cerveau pourri.

POV Omniscient ;
Assise dans le salon, la brune, perdue dans ses réflexions, sursaute lorsqu'elle entend les marches grincer, signe que son amour arrive.

Elle essuie rageusement ses larmes, ne voulant pas que sa moitié les voit, qu'il la voit faible.

Faible, c'est le mot, pensa la brune.

Le divan bouge quand Tom se jette dessus. Évidemment, il est aussi loin que possible d'elle.

_ Tu veux en parler?
_ Non, Tom.
_ Sûre?
_ Certaine.

Malaise. Le dreadé ne sait plus quoi dire. C'est pareil chaque jour: il pose la question, et s'enfonce dans le silence.

Hira ouvre la bouche, tandis que son amant tourne la tête vers elle avec espoir.

_ Oui, Hira?
_ Non rien, laisse faire.

Tom soupire, mais ne dit rien. Il allume la télévision, ignorant Hira, découragé.

POV Tom ;
_ Putain, mais dis quelque chose! Tu sais pas comment j'me sens, comment j'ai envie d'te serrer dans mes bras et crier au monde entier comme je t'aime. J'voudrais que tout le monde sache que c'est pour toi que j'me suis toujours battue. Mais maintenant, j'ai plus la force de continuer. La maladie m'a eue. J'vais mourir Tom. Toi aussi, un jour, comme tout le monde. C'est la vie, on peut rien y changer.

Elle me fixe, mais j'ose pas la regarder, parce que j'ai peur de c'que j'verrais dans son regard. Alors je ferme les yeux.

Je sais pas quoi lui dire. Je sais plus. Depuis que j'lui ai tourné le dos, j'arrive plus à comprendre ce qu'elle veut, ce qu'elle cherche. J'la comprends plus, elle s'est fermé l'crâne. Elle me laisse plus entrer dans sa tête, j'ai plus l'droit d'lire ses pensées.

J'pourrais lui dire que j'étais devenu si accro à elle, à ses mains, à sa bouche, que j'avais si peur de la perdre, que j'ai préféré tout arrêter, faire une espèce de cure d'elle. Pas pour l'oublier, ni pour passer au travers, parce que ce nous qu'on formait, il était pas un obstacle, mais un amas de pages réunies ensembles formant non pas un chapitre, mais un livre. Le livre de sa vie.

Cette cure, j'savais que j'devais la faire, parce qu'un jour ou l'autre, j'devrais mettre un point final à ce chapitre de ma vie, et tourner la page.

C'est ironique de dire ça, de s'avouer avoir toute la vie devant soi, alors que la personne la plus importante pour nous ne sait pas si elle verra demain.

_ Je suis désolé.

C'est tout c'que j'suis capable de lui dire. Je suis lâche.

_ Non t'es pas désolé Tom. Tu l'es pas, parce que t'avais une raison. J'sais pas laquelle, mais tu fais jamais rien pour rien. T'es comme ça, c'est tout.
_ Hira, si j'ai fait ça, c'est parce qu...
_ Non Tom. J'veux pas savoir pourquoi. Tu croyais bien faire, mais t'avais tort. On fait tous des erreurs, on est que des hommes, après tout.

POV Omniscient ;
Le dreadé essaye de retenir ses larmes tandis que la brune continue.

_ Je t'aime Tom. Et quand on aime quelqu'un, on accepte ses défauts, parce qu'ils font de l'être aimé ce qu'il est vraiment.

Et elle l'a embrassé, sans que le blond ne s'y attende. Elle l'a embrassé comme jamais auparavant elle ne l'avait fait. Amour et tendresse étaient mélangés à désespoir et colère.

Et puis l'amour, avec passion et détresse. Magique.
S'endormir dans les bras de l'autre, sa tête enfouie dans son cou, ses cheveux dans son visage, ça leur avait manqué. À tous les deux.

POV Hira ;
Il dort. Je le sais à cause de son souffle dans mon cou, calme et serein.

Elle est là. C'est mon heure. On dirait qu'elle a attendu qu'on se réconcilie pour venir me chercher.

J'ai pas peur, et je ne suis pas inquiète. Après tout, on doit tous y passer un jour ou l'autre. Et maintenant c'est moi.

Je ne la vois pas, mais je la sens.

La douleur arrive, mais je ne ressens presque rien, à cause des antidouleurs que j'ai pris plus tôt. Cependant je sais que c'est la dernière fois que je ressentirai cette horrible sensation.

Soulagement se mélange à tristesse.

Et alors que je vis mes dernières minutes dans ce monde, je pense

À Molly, à Bill, aux G's, à Jost, aux fans, à mes parents, à lui, à tout ce que j'aurais fait, si j'avais pas été malade.

Je pense, et je me pose des questions.

Est-ce que la vie m'aurait semblé aussi belle, aussi fragile, si j'avais été en santé? Est que j'aurais été pareil, psychologiquement? Est-ce que j'aurais été aussi ouverte, socialement? Ou bien si j'aurais été une parfaite salope?

Et en plus de penser et de me questionner, j'écris. Pas sur une feuille, mais dans ma tête.

J'écris ce que je lui aurais dis, si j'avais eu le temps, et s'il avait été réveillé.

Heureusement –malheureusement?-, il dort. J'aurais eu honte qu'il me voit dans cet état, en pleine crise, pleurant comme un bébé. Faible. J'aurais encore plus souffert de savoir que son dernier souvenir aurait été moi en train de mourir, et non moi un peu plus tôt, quand il m'avait envoyé au 7e ciel.

Une envie me prend soudain. Je nous retourne, me donnant ainsi la possibilité d'être sur lui. J'aurais envie de lui faire l'amour, encore et encore, jusqu'à en crever. Mais je ne veux pas le réveiller, alors je me contente de mettre ma tête dans son cou, et de téter. Lui faire un suçon, comme un cadeau d'adieu. Comme une marque, un moyen de lui montrer que, même après ma mort, il m'appartient.

J'lui aurais expliqué le comment du pourquoi, si j'avais eu le temps. J'lui aurais chanté une dernière chanson, notre chanson. Et il m'aurait accompagné à la guitare.

J'me serais exprimé sur une feuille, si j'avais eu le temps. J'me serais pas contentée d'le regarder dormir, son pouce dans la bouche, la trace de mes lèvres dans son sou. J'me serais pas seulement étendue sur lui, ma tête à la hauteur de son c½ur, à écouter les boum boum réguliers, en attendant que le mien s'éteigne, lentement mais sûrement.

Si j'avais eu le temps, j'lui aurais dit combien ça me déchirait de pas avoir réalisé mon rêve le plus cher, celui de faire le tour du monde avec lui, sans elle, sans les cris des groupies hystériques et les shows qui n'en finissaient jamais. Seuls, sans Bill, Gustav ni Georg, sans tout le monde. Rien que moi et Tom. Tom et moi. Nous.

Mais que j'lui en voulais pas, de pas l'avoir réalisé, parce que y'avait que moi au courant de ce rêve, de cet espèce de fantasme d'être séparée du reste du monde, avec lui.

J'lui aurais demandé de prendre soin d'elle, parce que pour elle, il était ce que moi je représentais à ses yeux à lui. J'lui aurais dit que même si elle m'était importante, il le serait toujours plus.

Parce qu'on est des âmes s½urs, à la vie, à la mort. Parce que dans une vie future, on se retrouvera. Parce que c'est comme ça. C'est le destin, et non la chance, qui nous réunit à chaque fois.

C'est écrit, c'est tout.

Tout arrive pour une raison, rien n'est laissé au hasard, alors j'ai encaissé la maladie, parce que je savais que j'y pouvais rien. J'lui aurais dit ça.

J'lui aurais dit que j'ai arrêté le traitement, parce que je suis lâche. J'me disais que si j'y pensais pas, elle partirait, cette foutue maladie. Mais non. J'me suis trompée de a à z.

J'lui aurais dit à quel point il comptait pour moi, à quel point je l'aimais, et l'aimerai toujours. J'l'aurais embrassé partout partout, mais pour pas le réveiller, j'me suis contentée de le serrer dans mes bras, de relever ma tête, de poser mes lèvres sur les siennes un court instant, et de recaler mon oreille contre son torse.

J'aurais aimé qu'il me serre dans ses bras, maintenant.

_ Tom.

Il bouge un peu, mais ne se réveille pas pour autant.

_ Tom.
_ Mmm?
_ Je... Je voulais te dire que... Que je t'aime.
_ Moi aussi Hira. Maintenant, dodo.
_ Embrasse-moi Tom. Juste une... Une dernière fois.

Je n'ai pas de réponse, il s'est rendormit. C'est peut-être mieux ainsi, en fin de compte.

Puis, ma tête posée contre son c½ur, je décide de compter les secondes restantes.

Un. Deux. Trois. Qua...

POV Omniscient ;
Alors que son amour lâche un dernier soupir, le dreadé gémit dans son sommeil. Coïncidence? Ou bien a-t-il senti que le lien qu'il avait avec la brune s'était éteint?

De loin, cette scène était attendrissante, mais si l'on s'approchait un peu, on pouvait voir un sourire minuscule sur le visage de la jeune femme, heureuse de ne plus souffrir, d'avoir au moins quitté le monde dans les bras de son amour, et des larmes coulant sur les joues de celui-ci. On pouvait voir les mains du blond serrer celles de son amante, comme une demande de ne pas l'abandonner, et ses jambes s'accrocher à la taille fine de cette dernière, comme pour l'empêcher de partir, physiquement parlant. On pouvait entendre les Hira que gémissait Tom, les lèvres tremblantes et le corps secoué de sanglots. On pouvait voir les yeux non fermés de la brune, se perdre dans l'océan de chocolat qu'ils étaient, dans lesquels la dernière étincelle s'effaçait peu à peu, pour ne laisser place qu'à un regard vitreux, dénué de toute émotion.

Et puis, le temps passant, les rayons du soleil traversant la fenêtre vinrent illuminer le visage maintenant livide d'Hira, et réveiller lentement son amour, en douceur.

Le calme avant la tempête, le câlin avant l'au revoir, l'amour avant les adieux.

Le lendemain, POV Tom ;
Elle ne s'est jamais réveillée. À croire que la mort n'attendait que sa putain de déclaration pour me la prendre.

Si j'avais eu le temps, j'lui aurais dit à quel point elle allait me manquer, à quel point les secondes seraient longues sans elle. Si j'avais eu le temps, j'lui aurais dit que ma vie sans elle n'en valait pas la peine, mais que j'allais rester pour elle, parce qu'elle a besoin de moi dans sa vie, comme elle était nécessaire à la mienne, quand elle était encore là.

J'lui aurais dit que j'allais me battre pour vivre jusqu'à la fin alors qu'elle s'était battue depuis le début pour survivre quelques jours de plus, pour garder la tête hors de l'eau un peu plus longtemps, avant de sombrer dans l'abîme...

J'lui aurais dit qu'elle était tout pour moi, que j'allais perdre ma raison de vivre, ma raison d'être, que plus rien ne serait jamais pareil, qu'une partie de moi, la plus grosse, s'en irait avec elle.

Si j'avais eu le temps, elle aurait su que personne, Molly comprise, n'aurait pu posséder mon c½ur après elle, parce que les sentiments que j'éprouvais -et éprouverai toujours- à son égard sont plus forts encore que le simple amour.

Elle me gueulait quand j'avais pris un joint de trop, parce que je voulais oublier la réalité, le monde de merde dans lequel nous vivons qui allait me prendre mon amour, ou quand je rentrais à 5h du matin saoul, ne me rappelant même plus mon nom. Mais jamais elle ne m'a touché autrement qu'avec amour, tendrement. Même lorsque j'lui faisais les pires coups. Elle m'a toujours tout pardonné.

Sans doute parce que perdre son temps à se mettre en colère contre moi n'était pas une priorité pour elle.

Si j'avais eu le temps, j'lui aurais dit qu'en fait, je voulais seulement qu'elle réagisse, qu'elle se rende compte que vivre sans prendre de risques n'est seulement qu'exister. Que si on n'en profite pas, la magie des moments passés aux côtés de ceux qu'on aime s'estompera, et que la seule chose qui restera sera la nostalgie mélangée aux regrets de ne pas avoir su apprécier ces moments.

Si j'avais eu le temps, je lui aurais fait faire tout ce qu'elle m'avait demandé dans sa vie. Faire du parachute, du saut en bungee, faire de l'escalade, rester éveillé plus de 60h d'affilée, regarder tous les James Bond en un seul coup, trouver un trèfle à quatre feuilles. J'lui aurais prouvé que j'pouvais lui dire Je t'aime un million de fois, et j'l'aurais amené manger au restaurant en amoureux encore et encore.

Toutes des choses sans importance, ou presque, que je remettais à demain, parce que je croyais avoir le temps. Mais il est parti trop tôt. Ou est-ce moi qui aie réalisé trop tard qu'il allait m'être enlevé?

J'lui aurais dis que j'lui ai tourné le dos quand elle me l'a annoncé parce que c'était trop dur, trop blessant pour moi, parce que la mort me fait peur, mais que la vie sans elle, c'est encore plus effrayant pour moi.

Parce que c'est l'inconnu, c'est la solitude, c'est un lever de soleil sans soleil, c'est un ciel nocturne sans lune ni étoiles, c'est simplement nous sans elle, ce qui n'équivaut qu'à moi, seul.

J'lui aurais dis que j'allais toujours l'aimer, que les photos de nous resteront sur la table de chevet jusqu'à ce que la mort m'emporte, nous réunissant à nouveau.

Si j'avais eu le temps, j'aurais réalisé son fantasme. J'aurais fait nos bagages, et j'l'aurais emmenée en Antarctique, seule, et là, j'lui aurais fait l'amour dans la neige, sous le ciel étoilé.

Elle les aurait rejoints, les étoiles. J'en aurais pris grand soin.

Si j'avais eu le temps.
Malheureusement, ce temps, j'l'ai pas eu.

______

Mon premier OS terminé.
Cadeau de fête à ma vache.

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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 19:53

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 21:18